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Eviter les arnaques

Parmi les risques qui vous guettent lors de l’achat d’une voiture d’occasion, il en est un pire que les autres : acheter une voiture volée ! Les quelques conseils Automobile Club qui suivent devraient vous éviter de connaître ce genre de désagrément ainsi que d’autres.
 
  • Le contact téléphonique est impossible.
Méfiez-vous d’un vendeur uniquement joignable par e-mail. Si le véhicule qu’il vend vous intéresse vraiment, exigez dans un premier mail qu’il vous fasse parvenir son numéro de téléphone (fixe de préférence). Si votre mail reste sans réponse, ne le relancez pas.
 
  • Méfiez-vous des voitures bradées.
Les vendeurs ne sont pas là pour vous faire de cadeaux ! Une annonce comportant la mention « 20% sous argus » a des chances d’être louche, surtout si le kilométrage du véhicule est peu élevé.
 
La mention «urgent cause départ » mérite également un minimum de circonspection. Le vendeur est peut-être pressé de se débarrasser d’un véhicule gênant.
 
  • Le coup de l’acompte.
Après avoir déniché la super occasion sur Internet, vous vous empressez de contacter le vendeur par mail. Celui-ci, qui se présentera le plus souvent comme un professionnel, peut alors vous demander un acompte correspondant à 20 % ou même 30% de la valeur de la voiture afin de lancer la procédure d’achat ou d’assurer sa livraison. Une fois l’acompte versé, et le chèque encaissé, plus de nouvelle du vendeur, ni de la voiture.

La parade : aucun vendeur, particulier ou professionnel, n’est en droit de vous réclamer des arrhes pour l’achat d’une auto. N’acceptez donc jamais de payer un acompte, à plus forte raison si vous n’avez pas vu la voiture et rencontré son vendeur.
 
  • Les services de transfert d’argent.

La plupart des arnaqueurs vous demanderont de les payer par l’intermédiaire d’un service de transfert d’argent comme Western Union ou Money Gram. C’est pratique pour eux puisqu’il vous est impossible de vérifier l’identité de la personne qui va ensuite retirer votre argent.
 
La parade : les services de transfert d’argent ne doivent être retenus que pour des personnes dont vous connaissez l’identité (parents, amis). Western Union précise d’ailleurs « qu’il est interdit d’utiliser ses services pour régler directement des achats de biens, notamment ceux effectués via internet ».
 
  • Les annonces enjolivées.
La rédaction d’une petite annonce doit être la plus précise possible. De là à rajouter « automatique » à une climatisation qui n’est que manuelle, il n’y a qu’un pas que certains vendeurs n’hésitent pas à franchir pour gagner quelques centaines d’euros supplémentaires. La climatisation n’est qu’un exemple et si la voiture que vous avez achetée ne correspond pas exactement au texte de l’annonce, vous êtes en droit de réclamer la résolution de la vente, autrement dit, la restitution de la voiture en échange de l’argent que vous avez versé.
 
La parade : conservez toujours la petite annonce pour prouver qu’elle ne correspond pas exactement à l’objet qui vous a été vendu. Contactez le vendeur pour qu’il reprenne la voiture et, s’il résiste à votre demande de résolution, menacez-le de saisir un tribunal qui, dans tous les cas, vous donnera gain de cause.
 
  • Vérifiez l’historique de la voiture
A moins de bien connaître le vendeur, exigez de voir le carnet d’entretien de la voiture ainsi que les factures d’éventuelles réparations. Si carnet et factures n’existent plus, n’achetez pas !
 
  • Exigez une pièce d’identité
S’il est honnête, votre vendeur ne se sentira pas vexé si vous lui demandez de vous présenter une pièce d’identité. Vous pourrez ainsi vérifier que c’est le même nom qui figure sur la carte grise. Si ce n’est pas le cas et que l’on vous explique que la voiture vendue est celle d’un cousin ou d’un ami, là encore, passez votre chemin.
 
  • Indispensable : les deux jeux de clés.
Toutes les voitures sont vendues avec deux jeux de clés. Le vendeur doit pouvoir vous les remettre. Vérifiez alors que le deuxième jeu n’a pas été fait dans une serrurerie rapide.
 
  • La transaction finale doit se faire au domicile du vendeur.
L’achat d’une voiture d’occasion doit se finaliser au domicile du vendeur. Et pas uniquement parce que c’est plus confortable que dans la rue ou sur la table du café du coin, mais parce que cela vous permettra de vérifier que l’adresse du vendeur est la même que celle mentionnée sur la carte grise.
 
  •  Pas d’essai, pas d’achat !
Si le vendeur refuse de vous laisser essayer sa voiture en arguant du fait que son assurance lui interdit de céder le volant à un étranger, abandonnez.
Et même s’il vous propose un essai en passager, ne craquez pas, il est très facile pour un conducteur expérimenté qui connaît bien les défauts de sa voiture d’adapter discrètement sa conduite pour les atténuer, voire les masquer totalement.
 
  •  Jamais de règlement en espèce.
Pour les transactions entre particuliers, le paiement en espèce et autorisé si la somme n’excède pas 3000 euros TTC. Le non respect de cette règle peut entraîner une amende pouvant atteindre 15000 euros. Mais au-delà de 500€, un vendeur normal exigera plus souvent un chèque, et de préférence, un chèque de banque. Et si, pour une transaction supérieure à 1000€ le vendeur exige toujours du liquide, laissez tomber !
Retenez surtout, qu’en cas de problèmes ultérieurs, il sera toujours plus difficile de se retourner contre le vendeur s’il n’existe aucune trace de votre règlement.
 
  • Numéros de téléphone commençant par 0899 ou 089. N’appelez jamais !
Courantes sur les téléphones portables, cette arnaque vous invite, via SMS, et pour des raisons diverses (un lot à gagner, un ancien camarade qui cherche à vous contacter…) à rappeler un numéro qui commence soit par 0899 soit par 0897. Attention, de tels numéros sont également utilisés pour des petites annonces. Ne rappelez surtout pas ! D’abord, il n’y aura personne au bout du fil pour vous répondre, ce qui est déjà agaçant. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que ce simple appel vous sera facturé plus d’un euro. Ces numéros sont en effet des numéros surtaxés qui enrichissent les petits malins qui les ont crées.
 
  • Une annonce vous paraît suspecte ?
Sur internet, il est souvent possible de dénoncer une annonce suspecte via le site ou par l’envoi d’un e-mail.
 


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