Réservez vos stages de récupération de points à Nîmes, Ales, Lattes (Montpellier), Avignon et vos formations T3P TAXI VTC à Nîmes, Aix en Provence, Lattes (Montpellier), Avignon.

Trottinettes électriques ce que le durcissement des règles à Nîmes Avignon et Montpellier change pour le partage de la route

Trottinettes électriques : ce que le durcissement des règles à Nîmes, Avignon et Montpellier change pour le partage de la route

En quelques mois, trois villes du sud de la France ont resserré les règles de circulation des trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Ce n’est pas une coïncidence locale, c’est un signal. L’espace public n’a pas été conçu pour ce volume d’usagers motorisés non automobiles, et les municipalités rattrapent aujourd’hui un usage qui s’est développé plus vite que la règle.

Un même constat, trois réponses locales

À Nîmes, l’arrêté municipal du 8 juillet 2026 impose le port du casque sur l’ensemble de la commune et le pied à terre dans les zones piétonnes, l’Écusson, le mail de l’Esplanade, l’avenue Feuchères, les abords de l’Hôtel de Ville. Les trottoirs restent interdits, comme partout en France. La Ville a choisi l’été pour sensibiliser, avec un stand de prévention hebdomadaire sur l’Esplanade, et annonce des contrôles sanctionnés à partir de septembre, 150 euros pour l’absence de casque, 150 euros pour la circulation en zone piétonne.

À Montpellier, la démarche est plus ancienne et progressive. Un premier arrêté du 6 novembre 2025 interdit la circulation en zone piétonne sur les axes Comédie, Loge, Étuves. L’interdiction a été étendue au quartier Antigone le 26 janvier 2026. Le pied à terre y est obligatoire, l’amende s’élève à 90 euros, avec une saisie possible si la trottinette est débridée ou dépourvue d’assurance.

À Avignon, deux autorités agissent en parallèle. Le préfet de Vaucluse impose le port du casque à tous les usagers d’EDPM du département depuis le 1er juillet 2026, une mesure sanctionnée par une amende de 35 euros. La mairie, de son côté, a pris un arrêté distinct imposant le pied à terre dans le cœur de l’intramuros, toute l’année.

Trois villes, trois calendriers, trois niveaux de décision, mairie ou préfecture, mais une même logique : réduire le risque de collision entre piétons et engins motorisés dans les zones les plus fréquentées.

Pourquoi la pédagogie précède toujours la sanction

Dans les trois cas, les autorités ont choisi de prévenir avant de sanctionner. Nîmes annonce une tolérance jusqu’en septembre. Montpellier et Avignon ont adopté la même logique lors de la mise en place de leurs propres arrêtés. Ce choix n’est pas un simple délai administratif. Il traduit une réalité : la majorité des usagers ignore encore les règles en vigueur, souvent parce qu’elles ont changé récemment ou varient d’une commune à l’autre. La sensibilisation n’est donc pas une option de communication, c’est la condition pour que la règle soit comprise avant d’être appliquée.

Ce qui ne change pas : les obligations nationales déjà en vigueur

Au-delà des arrêtés locaux, le cadre national s’applique partout, dans ces trois villes comme ailleurs :

  • Usage réservé aux 14 ans et plus.
  • Une seule personne par engin.
  • Vitesse limitée à 25 km/h.
  • Assurance responsabilité civile obligatoire.
  • Équipement conforme, freinage efficace, avertisseur sonore, feux avant et arrière, dispositifs réfléchissants.
  • Port d’un vêtement réfléchissant la nuit ou par faible visibilité.

Ces règles existent depuis plusieurs années. Les arrêtés locaux de 2025 et 2026 ne les remplacent pas, ils viennent renforcer localement un point précis, casque ou circulation en zone piétonne, là où le risque pour les piétons est jugé le plus élevé.

Le partage de la route ne se limite pas à la voiture

La sécurité routière est souvent associée au seul conducteur automobile. Ce que montrent ces arrêtés, c’est que la cohabitation de l’espace public concerne tous les usagers, piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPM, automobilistes, avec les mêmes enjeux de vigilance et de respect mutuel. Un piéton bousculé par une trottinette dans une rue commerçante pose la même question de fond qu’un conflit d’usage entre une voiture et un vélo, celle du partage réel de la voirie plutôt que de sa simple répartition sur le papier.

Anticiper plutôt que découvrir la règle sur le terrain

Se renseigner sur les règles en vigueur avant de rouler évite l’amende, mais évite surtout l’accident. Les arrêtés changent d’une ville à l’autre et peuvent évoluer d’une saison à l’autre. Avant de prendre la route, quel que soit le mode de déplacement, la meilleure protection reste de connaître les règles applicables là où l’on circule, plutôt que de les découvrir au moment d’un contrôle.

Nos autres actualités
Chaleur et conduite : comment la canicule agit sur vos réflexes
En juillet, on pense à la crème solaire, aux bouchons, à la valise. Rarement à ce que 35 degrés dans l'habitacle font à notre cerveau
Bilan de conduite senior : ce qui change avec l'âge et pourquoi le faire évaluer
Conduire longtemps, c'est une forme d'autonomie. Pour beaucoup de seniors, le permis représente bien plus qu'un document

Récupérez 4 points et changez durablement vos habitudes de conduite !