
Le verglas est sans doute l’aléa climatique le plus redouté des automobilistes. Contrairement à la neige, cette fine pellicule de glace est souvent indétectable à l’œil nu, transformant chaque trajet en un défi technique. En ce début d’année 2026, avec des températures nocturnes flirtant régulièrement avec le négatif, l’Automobile Club Grand Sud fait le point sur les bons réflexes à adopter.
Le phénomène survient lorsqu’une pluie fine ou une humidité stagnante entre en contact avec un bitume dont la température est inférieure à 0°C. Elle gèle instantanément, créant une surface parfaitement lisse et transparente.
Ce piège frappe prioritairement :
Selon les dernières tendances de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), le verglas multiplie les risques de perte de contrôle. À titre d’exemple, à une vitesse de 50 km/h, votre distance de freinage est multipliée par cinq : elle passe de 14 mètres sur sol sec à 70 mètres sur une chaussée glacée. Hors agglomération, l’absence d’éclairage public renforce encore la dangerosité de ces plaques invisibles au crépuscule.
Si vous vous retrouvez surpris par une zone de glisse, la panique est votre pire ennemie. L’ACGS vous préconise trois réflexes essentiels :
Nous vous rappelons que du 1er novembre au 31 mars, la Loi Montagne impose des équipements spécifiques dans près de 5 000 communes de France (pneus hiver 3PMSF, 4 saisons homologués ou chaînes à bord). Au-delà de l’obligation légale, c’est votre capacité à manœuvrer qui est en jeu : le sel de déneigement perd toute efficacité sous la barre des -8°C.