
Le métier de conducteur de voiture de transport avec chauffeur attire chaque année des milliers de personnes en reconversion. Flexibilité des horaires, indépendance, contact avec la clientèle : les raisons de se lancer sont nombreuses. Mais derrière cette image accessible, le cadre réglementaire est précis. Voici les étapes concrètes pour exercer légalement.
Avant même d’envisager la formation ou l’examen, plusieurs conditions doivent être remplies. Il faut être titulaire du permis B depuis au moins trois ans, justifier d’un casier judiciaire vierge de certaines condamnations (bulletin B2), et être déclaré apte médicalement par un médecin agréé via le certificat Cerfa n°14880. Ces trois conditions sont non négociables et doivent être réunies avant de déposer tout dossier.
La loi n’impose pas de suivre une formation pour se présenter à l’examen VTC. En pratique, les candidats qui s’y présentent sans préparation affichent des taux de réussite nettement inférieurs. Une formation préparatoire couvre la réglementation du transport public particulier de personnes, la gestion d’entreprise, la sécurité routière, l’accueil de la clientèle et la connaissance géographique. Sa durée varie selon les centres, et son coût est finançable via le CPF.
L’examen est organisé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Depuis fin 2025, l’ensemble des démarches d’inscription est centralisé sur la plateforme examenT3P.fr. L’épreuve théorique se déroule sur tablette numérique. L’épreuve pratique évalue la maîtrise du véhicule, la posture professionnelle et la relation client en conditions réelles. Les frais d’inscription s’élèvent à environ 200 €.
Une voie alternative existe pour les candidats justifiant d’au moins un an d’expérience à temps plein dans le transport professionnel de personnes au cours des dix dernières années. Dans ce cas, l’examen peut être remplacé par une demande d’équivalence, sous réserve de remplir les autres conditions.
Une fois l’examen réussi, la carte professionnelle VTC est indispensable pour exercer légalement. Elle se demande en ligne sur la plateforme démarche.numerique.gouv.fr, avec un dossier comprenant l’attestation de réussite à l’examen, le certificat médical et les justificatifs d’identité. Son coût de fabrication est de 57,60 € TTC. Le délai d’instruction est d’environ trois mois. La carte est valable cinq ans et doit être visible sur le pare-brise du véhicule en activité.
L’obtention de la carte ne suffit pas pour démarrer l’activité. Il faut également choisir un statut juridique et s’inscrire au registre des VTC. Les options les plus courantes sont le statut de micro-entrepreneur, l’entreprise individuelle ou la société. Chaque statut a des implications fiscales et sociales différentes, qui méritent d’être comparées en fonction du volume d’activité envisagé.
Une fois en activité, le conducteur VTC est tenu de suivre une formation continue de 14 heures tous les cinq ans pour renouveler sa carte professionnelle. Cette formation n’est pas éligible au CPF. Sans elle, la carte expire et l’exercice de la profession devient illégal.
L’Automobile Club Grand Sud propose la formation initiale au métier de conducteur VTC, éligible au CPF, ainsi que la formation continue de renouvellement de carte professionnelle à Alès, Nîmes, Avignon et Lattes/Montpellier.
Nos équipes vous accompagnent dans le montage de votre dossier de financement et dans toutes les étapes de votre parcours, de l’inscription à l’examen. Pour plus d’informations, contactez-nous directement sur le site.