
Face à la multiplication des accidents impliquant des conducteurs ayant consommé du protoxyde d’azote , l’association « 40 millions d’automobilistes » a mené une expérience inédite de conduite sur simulateur afin d’observer, de manière objective, les effets immédiats de ce gaz sur les capacités de conduite. Les résultats sont sans appel : le protoxyde d’azote est incompatible avec la sécurité routière.
Réalisée dans les locaux de Develter Innovation, cette expérimentation s’est déroulée dans un environnement strictement contrôlé, sans circulation réelle, exclusivement sur simulateur de conduite conçu par Stéphane Develter, spécialiste des outils d’évaluation comportementale et cognitive appliqués à la conduite. Elle a été conduite selon un protocole rigoureux, élaboré en amont avec l’appui de professionnels de santé, dans un objectif exclusif de prévention et de sensibilisation.
Les participants ont été soumis à une série d’exercices progressifs permettant d’évaluer précisément l’impact du protoxyde d’azote sur les fonctions essentielles à la conduite :
Les participants ont inhalé une dose volontairement minimale de protoxyde d’azote, diluée avec de l’oxygène et très inférieure aux usages observés dans les pratiques récréatives. L’association rappelle fermement que cette expérience ne doit en aucun cas être reproduite et qu’elle n’a aucune vocation à banaliser ou inciter à la consommation de ce produit.
Longtemps perçu à tort comme un produit anodin, le protoxyde d’azote fait aujourd’hui l’objet d’un usage détourné massif, facilité par une accessibilité encore trop grande et un marketing attractif. Selon les données relayées par les enquêtes récentes, plus de 450 incidents graves liés à ce gaz ont été recensés cette année, soit une multiplication par quarante en six ans.
L’étude menée par « 40 millions d’automobilistes » met en évidence une dégradation brutale des capacités de conduite dès les premières minutes suivant l’inhalation :
À des vitesses d’impact pouvant atteindre près de 70 km/h, ces comportements représentent un danger mortel pour le conducteur comme pour l’ensemble des usagers de la route.
Les résultats complets et détaillés de cette étude sont disponibles dans le Dossier de Presse de « 40 millions d’automobilistes ».
« Les résultats sont sans ambiguïté. Le protoxyde d’azote altère profondément les capacités de conduite : les réflexes s’effondrent, le véhicule devient incontrôlable et l’accident devient inévitable. Continuer à tolérer ce flou, c’est accepter que ce gaz devienne le prochain fléau de la sécurité routière. » réagit Pierre Chasseray, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».
« Cette expérience met en lumière une réalité préoccupante : quelques minutes après la consommation de protoxyde d’azote, un conducteur n’est déjà plus en capacité de maîtriser son véhicule. Ce gaz, trop souvent perçu comme inoffensif, représente un danger immédiat pour la vie humaine. Il est urgent d’en finir avec la banalisation de ces pratiques », alerte Jean Claude SAVONNE, Président de l’Automobile Club Grand Sud.
Au regard de ces constats, l’association « 40 millions d’automobilistes » et l’Automobile Club Grand Sud appellent les Pouvoirs publics à :