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Crise du détroit d’Ormuz : vers une essence à plus de 2 € ?

Le marché mondial de l'énergie traverse une zone de fortes turbulences. Le verrou du détroit d’Ormuz vient de se gripper, menaçant directement l’économie mondiale. Ce point de passage stratégique, par lequel transite 20 % du brut mondial, voit son activité partiellement entravée, provoquant une hausse brutale de 13 % du baril de Brent.

Si les réserves stratégiques françaises permettent d'écarter le spectre d'une pénurie pour les trois prochains mois, l'inquiétude se cristallise sur le portefeuille des ménages. Dans les scénarios les plus sombres, les analystes envisagent un baril lorgnant vers les 200 dollars.

Dans ce contexte, voir l’essence dépasser durablement la barre des 2 € le litre n’est plus une simple hypothèse, mais une réalité qui guette les usagers de la route.

L'urgence d'une TVA à 5,5 %

Face à cette instabilité, la question de la fiscalité revient au centre des débats. Actuellement, l’État perçoit une TVA au taux plein de 20 % sur les carburants. Une situation jugée incohérente au regard de l'importance de l'énergie pour l'économie nationale et les déplacements quotidiens.

Un alignement de cette taxe à 5,5 %, au même titre que les produits de première nécessité, est désormais préconisé pour servir d'amortisseur social. L'argument est simple : si les stations-service étaient reconnues comme des commerces essentiels durant la pandémie de COVID-19, leur carburant ne devrait pas être taxé comme un produit de luxe aujourd'hui.

Stabiliser les prix pour protéger les travailleurs

Maintenir une fiscalité à 20 % sur un prix de base qui s'envole transforme mécaniquement l'État en bénéficiaire passif de la crise. Abaisser ce taux permettrait de :

  • Neutraliser une part importante de la hausse du baril.

  • Éviter que la barre psychologique des 2 euros ne devienne la norme durable.

  • Soutenir les millions de travailleurs dont le véhicule est l'outil de travail indispensable.

En situation d'urgence, la nécessité de mesures fiscales fortes se fait pressante pour éviter que l'embrasement des cours ne débouche sur des records de prix historiques à la pompe.

Publié le 05/03/2026

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