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ASSOCIATION AUTOMOBILE CLUB
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Prix des carburants : ce que la France pourrait apprendre de l'exemple allemand

Alors que les tensions internationales maintiennent les prix du carburant à des niveaux élevés, l'Allemagne vient d'annoncer une baisse temporaire de taxes de 17 centimes par litre. En France, une charge équivalente existe déjà, mais dans l'autre sens : les Certificats d'Économie d'Énergie pèsent près de 18 centimes sur chaque litre vendu à la pompe.
 

Ce que l'Allemagne vient de décider, et pourquoi ça interpelle

Le chancelier Friedrich Merz a annoncé une réduction temporaire des taxes sur l'essence et le diesel d'environ 17 centimes par litre, pour une durée de deux mois. La justification avancée est économique : maintenir une pression fiscale élevée sur les carburants en période de tensions sur les prix pèse sur la consommation des ménages et freine l'activité du pays.

Ce raisonnement n'est pas idéologique. Il repose sur un constat simple : la mobilité est un facteur de production. Quand elle coûte trop cher, c'est l'ensemble de l'économie qui ralentit.
 

Les CEE : 18 centimes par litre que peu de conducteurs connaissent

En France, les Certificats d'Économie d'Énergie constituent une composante du prix à la pompe largement invisible pour les automobilistes. Ce dispositif, qui n'apparaît pas sur les tickets de caisse, représente aujourd'hui près de 18 centimes par litre, soit un montant équivalent à la baisse annoncée par l'Allemagne.

Concrètement, les distributeurs de carburant sont tenus de financer des actions d'économie d'énergie. Ce coût est répercuté intégralement sur le prix final payé par l'automobiliste, sans qu'aucune transparence ne soit imposée sur les tickets. Pour les conducteurs du Grand Sud, à Alès, Nîmes, Avignon, Lattes et Aix-en-Provence, comme partout en France, cela représente plusieurs dizaines d'euros supplémentaires chaque mois pour ceux qui roulent régulièrement.
 

Pourquoi la suppression des CEE est une piste sérieuse

La suppression des CEE ne nécessite pas de réforme fiscale complexe. Elle représente un levier direct et immédiat sur le prix à la pompe, sans toucher aux recettes de l'État au sens strict, puisqu'il s'agit d'une charge imposée aux opérateurs privés.

L'argument selon lequel cette mesure nuirait aux objectifs environnementaux mérite d'être mis en perspective : à l'heure où des millions de ménages n'ont pas d'alternative crédible à la voiture pour travailler ou se déplacer, la question du reste à vivre est au moins aussi urgente que celle de la transition énergétique.
 

Ce que l'ACGS observe sur le terrain


Depuis nos agences d'Alès, Nîmes, Avignon, Lattes et Aix-en-Provence, nous accompagnons quotidiennement des conducteurs pour qui la voiture n'est pas un choix de confort mais une nécessité absolue. La pression sur le budget mobilité est un sujet concret, pas un débat abstrait. Informer les conducteurs sur ce qui compose réellement le prix du carburant fait partie de notre rôle.

Comprendre ce que l'on paie et pourquoi, c'est la première étape pour peser sur les décisions qui nous concernent.

Publié le 28/04/2026

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